Bio et cohérent

Willy Cretegny a créé et façonné le Domaine de la Devinière convaincu de l’importance d’une viticulture biologique, respectueuse de l’environnement. Le Domaine est labellisé bio depuis 1995, après 5 ans de reconversion. Les vignes sont cultivées selon le cahier des charges bio suisse depuis 1990. Bio, cela veut avant tout dire sans utilisation de produits de synthèse, soit sans herbicides, pesticides ou fongicides.

La culture biologique s’insère dans une cohérence plus globale au sein de l’entreprise. Pour nous cette cohérence est celle d’une gestion des ressources (avant celle des déchets), de la réutilisation, du travail de l’homme et d’un tissu économique local soudé.

Plus d'infos sur la culture bio

Une consignes sur les bouteilles pour leur réutilisation

Nos bouteilles sont consignées. La consigne est une bonne pratique qui permet d’inciter à retourner les bouteilles vides. Celles-ci sont ensuite lavées par nos soins, puis réutilisées. L’introduction de la consigne a permis d’augmenter considérablement le nombre de bouteilles vides récupérées.

Réemploi versus Recyclage : Le recyclage du verre limite l’utilisation de matières premières. Mais son bilan énergétique est lourd car il implique une fusion à 1500°C durant 24h00. Or, une bouteille peut être lavée et réutilisée jusqu’à 50 fois, sans passer par le stade recyclage. Géré localement, le lavage des bouteilles permet un gain écologique majeur par rapport au recyclage.

Des caisses en remplacement des cartons

Même si nos cartons sont prévus pour être réutilisés (c’est même dorénavant marqué dessus), nous souhaitons à l’avenir les remplacer par des caisses vouées à être utilisées pendant plusieurs décennies. Comme les bouteilles, elles sont consignées. Cela évite des déchets supplémentaires, non nécessaires, et invite au retour des bouteilles. Lorsqu’on sort une bouteille d’une caisse, on pense plus facilement qu’il faudra retourner caisse et bouteille. Cela ne va pas de soi lorsqu’on sort une bouteille d’un carton, contenant qu’on ne pense pas à rendre, mais à recycler.

Des bouchons en liege et des bouteilles sans capsule

L’ensemble de nos bouteilles 75cl sont bouchées avec des bouchons en liège, matière première naturelle et de qualité.

Toujours dans l’objectif d’une limitation des déchets, nous avons supprimé les capsules sur nos bouteilles de 75cl.

Une laveuse à bouteilles

Nous lavons des bouteilles de vin depuis avant même la création du Domaine. La laveuse qui était mobile à l’époque et lavait jusqu’à 500’000 bouteilles pour des collègues vignerons à Genève est maintenant installée durablement au Domaine.

L’arrivée de l’autocollant dans l’étiquetage et la chute du prix du verre en raison de la libéralisation de ce marché ont signé l’arrêt du lavage des bouteilles pour la majorité des vignerons. Les étiquettes autocollantes ne sont pas lavables – on a tous déjà fait l’expérience du bocal dont on ne parvient jamais complètement à nettoyer l’étiquette ou la colle restante. Nos étiquettes sont donc encollées sur les bouteilles, elles se détachent très facilement au lavage. En plus d’être inlavable, les étiquettes autocollantes génèrent beaucoup de déchets. A la fin de chaque étiquetage autocollant, il reste un rouleau de papier support non recyclable qui finit à l’incinération.

Pour que nos bouteilles soient lavables, nous avons fait le choix de bouteilles plus solides et donc plus épaisses.

Panneaux solaires et eau de pluie

Notre hangar viticole est recouvert de panneaux solaires pour la production d’électricité injectée dans le réseau.

Nous récupérons l’eau de pluie dans une citerne pouvant accueillir 100'000 litres. L’eau de pluie est utilisée pour les traitements de la vigne et le nettoyage des machines.

Un travail par la main de l'Homme

Nous effectuons l’essentiel des travaux de la vigne par la main de l’homme. De la conduite de la vigne (taille, ébourgeonnage), au travail de la feuille (effeuillage, égrappage), jusqu’à la récolte. Seul le travail du sol, le cisaillage et les traitements sont mécanisés.
Ce choix a des raisons environnementales, sociales et qualitatives. Environnementale parce que les machines ont un impact sur les sols de par leur poids et les moteurs qui tournent au diesel. Sociale parce qu’on doit conserver de l’emploi. Qualitative puisque le travail de la vigne par l’homme est toujours plus fin, soigné et précis que le travail d’une machine.

Un approvisionnement local

Nous travaillons avec des acteurs locaux, convaincus de l’importance du tissu économique local pour la cohésion sociétale. Nous nous approvisionnons auprès de fournisseurs genevois ou suisses.